Il était à la hauteur du chaos qu’il semait.
Petit à petit, de mensonge en flatterie, de hurlements en agressions, il avait atteint le sommet de la terreur qu’il inspirait.
Depuis son trône élevé, il ne se sentait plus péter. Normal, lorsque l’on se pense surplomber le reste du monde.
Etre au-dessus de la morale ou des lois, dominer les dominés, était grisant.
Mais lorsqu’une personne mettait un coup de pied, non dans la fourmilière, mais dans l’aire, le royal à bec crochu devenait furie.
Il ne savait plus planer sur ces cieux tant arpentés.
Juste piquer, et piquer encore, là où ça faisait le plus mal.
Il semait le chaos. Il ne volait plus que pour vriller. Il aimait ça.
Et, à force de vrille, à force de tour de vis, il vit.
Que certains survivent au chaos. S’en nourrissent. Le transforment. En art. Lard devenu art, à force d’être lardé de coups de couteaux.
J’ai connu un cas haut de chaos…
