La nature s'endort .

 

Ce silence assourdissant.

 

Froid à perte de vue.

 

 

 

Une goutte suspendue

 

Entre l'espace et le temps

 

Sur une branche d'arbre.

 

 

 

Montagne rhabillée

 

Pour l'hiver s'est préparée.

 

Arrivent les skieurs.

 

 

 

Traces de pas se suivent.

 

Ecoute le bruit du silence.

 

Le ciel est de glace.

 

 

 

Une marmotte hiberne.

 

Un skieur enseveli.

 

Toujours la neige gagne.

 

 

 

Le froid de l'hiver.

 

Elle enfile son manteau blanc.

 

La montagne est calme.

 

 

 

Fige la nature.

 

Le soleil ne réchauffe pas,

 

C'est le froid qui brûle.

 

 

 

Flocons tous uniques,

 

Regroupés forment l'avalanche.

 

Comme les êtres humains.

Commentaires (8)

AirellaRed 5 avril 2018 à 20:28
Je me sentais réfractaire aux Haïkus, mais les tiens me sont un plaisir à lire.
plancton2000 5 avril 2018 à 20:30
chouette ! J'aime bien ! J'aime ce côté "raconter une histoire" au moyen des tercets. quelques erreurs de métriques se sont glissées, à cause des -e muets je crois (le soleil ne réchauffe pas par exemple, ça fait 8 au lieu de 7 syllabes). Mais bon si la métrique n'est pas ton dada, aucun besoin d'approfondir ^^
A-Nacht 5 avril 2018 à 21:43
En un poème entier en même temps que des haïkus sécables, chapeau !
Leeloorocks 6 avril 2018 à 13:45
Ah bah tu vois, j'en ai compté 7 sur le vers avec "réchauffe", effectivement à cause du -e muet. Mais tu fais bien de me le dire, si d'aventure je me remets aux haïkus, j'y penserai !
Leeloorocks 6 avril 2018 à 13:46
Merci ! <3
Leeloorocks 6 avril 2018 à 13:59
C'est drôle que toi et Plancton voyez un truc entier dans ces haïkus. Je l'ai pas du tout pensé comme ça... ça a du se faire "inconsciemment" !
Justine 6 avril 2018 à 19:20
Un plaisir à lire :)
Yoxigen 6 avril 2018 à 23:29
Moi qui pense que la poésie est faite pour être "dite", "entendue", ne pas compter le "e" muets ne me gène pas le moins du monde !